Jeudi 23 novembre 2006
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17:08
Je travaille pour une grosse société sur Brest.
Je suis correspondant informatique d'un service de plus de 100 personnes. Inutile de préciser que je ne chôme pas ! De plus, j'ai en charge une partie de la Formation Continue, ainsi que le suivi des effectifs.
Je ne me plains pas car j'aime beaucoup mon travail. Il est si rare d'avoir comme travail sa passion (l'informatique). Ravissement supplémentaire, je suis amené à être en contact quasi permanent avec le personnel de ce service.
Avec un constat pareil, je devrais être satisfait. Seulement voilà...
Je trouvais curieux de ne jamais voir le décompte d'heures effectuées la semaine S-1. Ce document permet, le cas écheant, aux employés d'indiquer leurs heures supplémentaires. Le supérieur hiérarchique valide ou non les heures indiquées. D'autres groupes voient ce décompte toutes les semaines. Mais notre groupe ne le voit jamais.
J'ai donc demandé à la secrétaire de me remettre le décompte. Au niveau de mon nom, je voyais 41h14. En recalculant les heures faites, je trouvais 4h. Je remis donc le décompte à ma supérieure hiérarchique en ayant stipulé les heures que je souhaitais récupérer.
Ma chef est naturellement venue me voir pour me parler du décompte. Elle contesta le nombre que je réclamais, prétextant qu'elle ne m'avait pas demandé de rester après l'heure.
"Certes, ces heures ont néanmoins été effectuées ! Quand j'ai un travail à faire, je reste pour le terminer ou, du moins, pour l'avancer au maximum. Je ne suis pas du genre à regarder ma montre pour savoir si l'heure de débauchée est passée ou non. Je ne dirai rien si je laissais quelques minutes mais là, il s'agit de 4 heures !"
Et la voilà partie dans un discours digne d'un politicien, essayant de de me faire renoncer à ma demande (en partie, car elle céda sur 1h30).
"Mais à force de laisser ces heures (comme je le faisais trop souvent avant), on va finir par trouver cela normal que les gens restent bosser pour l'honneur ! T'es tu déjà demandée ce qu'il ce paaserait si mes collègues directes et moi faisions strictement nos heures ? Non ? Eh bien, il y aurait un tas de tâches qui ne seraient pas faites ! D'ailleurs, il n'est pas logique que nous accumulions des heures et heures. Cela traduit un manque évident de personnel !"
Cette intéressante discution fut malheureusement stoppée nette car Madame dûe partir en réunion... Une excuse toute trouvée pour m'empêcher d'argumenter mon point de vue.
Il faut qu'on m'explique : à l'heure ou nos gouvernants nous clâment haut et fort que les salariés qui souhaitent gagner plus de salaire devraient travailler plus (à condition d'être payés en conséquence) alors que, sur le terrain, c'est le discours exactement inverse que l'on nous chante !
Ne faites pas d'heures supplémentaires, on trouvera toujours un artifice quelconque pour que vous l'ayez dans le baba.
Faites vos heures, on ne pourra rien vous reprocher car vous êtes dans votre bon droit.
Je suis correspondant informatique d'un service de plus de 100 personnes. Inutile de préciser que je ne chôme pas ! De plus, j'ai en charge une partie de la Formation Continue, ainsi que le suivi des effectifs.
Je ne me plains pas car j'aime beaucoup mon travail. Il est si rare d'avoir comme travail sa passion (l'informatique). Ravissement supplémentaire, je suis amené à être en contact quasi permanent avec le personnel de ce service.
Avec un constat pareil, je devrais être satisfait. Seulement voilà...
Je trouvais curieux de ne jamais voir le décompte d'heures effectuées la semaine S-1. Ce document permet, le cas écheant, aux employés d'indiquer leurs heures supplémentaires. Le supérieur hiérarchique valide ou non les heures indiquées. D'autres groupes voient ce décompte toutes les semaines. Mais notre groupe ne le voit jamais.
J'ai donc demandé à la secrétaire de me remettre le décompte. Au niveau de mon nom, je voyais 41h14. En recalculant les heures faites, je trouvais 4h. Je remis donc le décompte à ma supérieure hiérarchique en ayant stipulé les heures que je souhaitais récupérer.
Ma chef est naturellement venue me voir pour me parler du décompte. Elle contesta le nombre que je réclamais, prétextant qu'elle ne m'avait pas demandé de rester après l'heure.
"Certes, ces heures ont néanmoins été effectuées ! Quand j'ai un travail à faire, je reste pour le terminer ou, du moins, pour l'avancer au maximum. Je ne suis pas du genre à regarder ma montre pour savoir si l'heure de débauchée est passée ou non. Je ne dirai rien si je laissais quelques minutes mais là, il s'agit de 4 heures !"
Et la voilà partie dans un discours digne d'un politicien, essayant de de me faire renoncer à ma demande (en partie, car elle céda sur 1h30).
"Mais à force de laisser ces heures (comme je le faisais trop souvent avant), on va finir par trouver cela normal que les gens restent bosser pour l'honneur ! T'es tu déjà demandée ce qu'il ce paaserait si mes collègues directes et moi faisions strictement nos heures ? Non ? Eh bien, il y aurait un tas de tâches qui ne seraient pas faites ! D'ailleurs, il n'est pas logique que nous accumulions des heures et heures. Cela traduit un manque évident de personnel !"
Cette intéressante discution fut malheureusement stoppée nette car Madame dûe partir en réunion... Une excuse toute trouvée pour m'empêcher d'argumenter mon point de vue.
Il faut qu'on m'explique : à l'heure ou nos gouvernants nous clâment haut et fort que les salariés qui souhaitent gagner plus de salaire devraient travailler plus (à condition d'être payés en conséquence) alors que, sur le terrain, c'est le discours exactement inverse que l'on nous chante !
Ne faites pas d'heures supplémentaires, on trouvera toujours un artifice quelconque pour que vous l'ayez dans le baba.
Faites vos heures, on ne pourra rien vous reprocher car vous êtes dans votre bon droit.