Essai
Samedi 10 juin 2006 6 10 /06 /Juin /2006 10:16
Mercredi soir, je me calmais enfin...
En effet, les jours qui précédaient furent très éprouvants : maux de ventre, aggressivité, annxiété et... constipation.  Cet état était dü au traitement (trop) efficace pour soigner une bronchite et à l'angoisse d'arrêter le tabac.
Mercredi fut le matin de tous les excès : sur la route qui mène à mon lieu de travail, pas moins de trois accidents à peine évités. Ensuite, au travail, j'oscillais entre les tremblements, la peur, l'explosion (genre réacteur nucléaire) et l'envie de chialer à tout moment. Par moment, je n'arrivais plus à parler.
Carole (je la remercie beaucoup) décida de m'accompagner au service médical pour qu'un médecin m'osculte. Deux véritables petits anges, Carole et Pascale. Je souhaite à tous d'avoir des collègues (je dirai même des amies) de cette gentillesse là ! Même si elles sont un tantinet chiantes parfois. Mais bon, ce sont des filles....
Une fois entre les mains du médecin et de l'infirmière, je n'arrivais toujours pas à me calmer : je pouvais à peine parler, je faisais du 18 ou 19 de tension.. Le médecin me bombarda de questions auxquelles je peinais à répondre. L'électrocardiogramme était rassurant : toute la machinerie était en parfait état de marche. On m'administra un quart de lexomil.
Toujours est-il que le médecin décida de me faire ramener chez mon père (pour éviter que je sois seul) en ambulance. Je n'étais pas fier quand celle-ci passa devant la Direction où quelques uns de mes collègues, qui attendaient le bus, me virent.
Une fois chez mon père, j'étais toujours aussi survolté. Curieux, d'ailleurs, comme état :  ma  tête et mon corps étaient irristiblement en mouvement mais mes jambes flageollaient et me tenaient à peine. Si quelqu'un m'avait observé à ce moment là, il se serait dit : "ce type là est complétement défoncé !"
Le repas et surtout les deux verres de vin (mon père a de bonnes idées) me calmèrent un peu. Après le repas, je suis allé me défouler dans le jardin. Je faisais des huits en permanence comme un lion en cage.
Mon père me demanda de l'aider à paramètrer son appareil photo numérique pour les projéter sur la télé. C'était une bonne chose car pendant ce temps, je ne pensais à rien d'autre. Vraiment bien, ce père !
Ensuite Christian (mon médecin) arriva. Il m'expliqua que, comme d'habitude je ne veux jamais être arrêté,  il me precriva un traitement assez puissant pour soigner la bronchite, traitement à base, entre autres, de corticoïdes et de cortisone. Ce mélange additionné à l'angoisse de l'arrêt du tabac : un cocktail explosif !!!
Donc, il fallait avant tout me calmer. Le couperet tomba : des anxiolitiques "légers" (Lysanxia) et des jours de repos.
Pour moi qui n'avait pris d'anti-dépresseurs, c'était un baptème ! Je n'ai jamais autant dormi. Pour tout vous dire : mercredi soir, je voulais regarder un programme sur la chaine Histoire. Non seulment, je n'ai vu la fin mais en plus je me suis réveillé le lendemain à 7 heures toujours devant la télé alumée !!! J'ai péniblement pris mon petit déj et suis allé me coucher jusqu'à 10 heures.
C'est sûr que le Lysanxia calme ! Jeudi, Fabienne est passée me voir. Elle m'avait proposé d'aller récupérer ma voiture au boulot. Mais quand elle a vu le zombie que j'étais... Elle se marrait de me voir au ralenti. .
Aujourd'hui, mon médecin me conseille d'arrêter les calmants. Je dois dire que je suis un peu plus réactif. Ca ne m'a empêché de m'endormir deux fois cet après-midi. Je pense qu'après une bonne nuit normale de sommeil, je serai de nouveau sur pied.
Et je pourrai retourner au boulot lundi.
Par jeffkiss - Publié dans : Humeurs
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